Depuis une dizaine années, de jeunes exilés, majoritairement originaires du Soudan, survivent dans des campements de fortune dans la commune de Ouistreham en attendant de réussir leur passage vers l’Angleterre au moyen du ferry. L’histoire des relations entre les habitants, les autorités locales et ces jeunes hommes est faite de soubresauts judiciaires, politiques et idéologiques. Mais ce sont aussi des actions de solidarité qui se sont mises en place, grâce notamment à un comité citoyen d’aide aux migrants de Ouistreham (le CAMO) et à des actions de militants pour l’hébergement et pour la dignité de ces laissés-à-quai.
Camille GOURDEAU, socio-anthropologue, chercheure associée à l’Urmis (Université Paris Cité), a suivi la mobilisation citoyenne, humanitaire et politique, qui a émergé sur place dès 2017. Elle en a fait une thèse et un livre (Ouistreham : le port de l’espoir, Presses universitaires François Rabelais, 2025). Elle viendra nous en parler, accompagnée de trois membres du CAMO, dont son co-fondateur.
